Léa Broussard

Des années lycée aux années préparatoires en arts et design, de l’ESAAB à Nevers jusqu’au DNSEP de scénographie à Strasbourg, des repères spatio-temporels s’installent. Une routine.

Puis un jour, un voyage élargit vos œillères. Vos déplacements ouvrent une porte poétique, politique ou historique. Parfois absurde.
Une clef tourne, votre perception de l’habituel change, pour re-voir vos représentations.

Léa aime utiliser des matériaux fragiles, transparents, fluides. Ils ont une simplicité, un ordinaire. Le papier s’étale de tout son long, il craque et fait apparaître peu à peu le soleil sur la banquise. La moustiquaire s’anime, la baignoire esquisse un pas de danse. C’est un ballet de pieds qui commence.

Espace scénique, espace immersif. Espace photographique. L’objet quotidien est devenu marionnette, la lumière et le corps des espaces projetés. L’image se transforme, s’étrangéise. Qu’est-ce qu’on discerne dans le noir ?

L’espace, est pour l’artiste, comme une photographie : les spatialités se superposent, la mécanique devient flou et se fond dans le noir.
Au milieu des ombres.

Œuvres présentées dans la vidéo

  • À distance, la mer est verte, 2019, installation sonore et visuelle suite à une résidence sur Atka au Groenland
  • Performance avec une moustiquaire, 2019, performance et scénographie de Léa Broussard / Création sonore Paolo Morvan / Manipulation marionnette Charlotte Paris

Réalisation Juliette Riegel