Gwendoline Samidoust

Née à Paris, Gwendoline a grandi à Casablanca au Maroc, avant de revenir en France. Cela a été assez déterminant dans la manière dont son regard s’est construit sur le monde, dans un mélange culturel, où certains éléments d’une culture s’opposaient à l’autre, tout en faisant parti d’une même réalité.

Le travail de l’artiste s’établit sur l’idée d’une relativité des points de vue, d’un décentrement, d’interprétations multiples, de lectures et de relectures. Son vocabulaire relève d’une esthétique minimale, qui prend souvent appui sur des éléments du quotidien, des objets préfabriqués, assez peu modifiés, mais agencés de manière à révéler une composante sociale. L’usage de ce type d’objets lui vient du fait de ne vouloir ajouter plus d’objets au monde, du moins, de vouloir les limiter au maximum.

De plus, l’agencement est fondateur dans sa pratique, le corpus également. Ces deux formes étant intrinsèquement liées à l’espace.

Elle produit par corpus, et non par éléments isolés. Ainsi, dans la création d’un corpus, chaque élément modifie l’autre, l’éclaire d’une façon nouvelle, l’inscrit dans une autre forme de textualitée. Il y a là quelque chose d’une actualisation permanente.

Œuvres présentées dans la vidéo

  • Coupe, 2018, photomuraux, formats variables (in situ).
  • Firework, photographie noir et blanc, 40/50cm tirage papier brillant / 2012, Sebastian Meijia – 2019, Gwendoline Samidoust.
  • Rorschach 3, 2019, vue d’exposition, mécènes du Sud Montpellier-Sète, collection de récipients en verre, rembarde de verre.
  • Livres d’images

Réalisation Juliette Riegel